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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 07:56

Aujourd'hui je vais faire une entorse à mon règlement. De toute façon je n'ai pas de règlement donc je fais ce que je veux! 

Et là c'est une spéciale Pruneau que je vous propose!

Je ne vais pas vous parler digestion et constipation (quoique ça joue là dessus faut pas se leurrer), j'ai envie de vous raconter la rentrée de ma progéniture!

Parce que oui, c'est important la progéniture! ça va nous payer nos retraites et si on est sympa, il nous mettra dans un joli hospice avec des chambres avec fenêtres! Donc Ôde à toi Pruneau 1er!

Bref...

Le pruneau entre deux blagues et trois jeux de mot pourris (il tient de moi) a fait sa rentrée... Sa première rentrée... Un truc de dingue!

Le premier jour, on y est allé en famille parce que bon il fallait marquer le coup (Et puis je ne pouvais pas laisser brioche seule à la maison). ça c'est bien passé il a juste tenter de s'enfuir de sa classe mais sinon ça va...

Je vous passe les deux jours suivants où le pruneau est devenu moule et moi rocher! Impossible à décoller!

Vendredi on est passé au dedain, pas un regard pour moi, il est parti faire sa vie.

credit: ecolepetitesection.com

Mais les semaines passent et ne se ressemblent pas. Stress et angoisse pour moi la mère poule croisée louve (pas très joli comme mélange), une classe supplémentaire est ouverte à partir de lundi (gloire à l'inspecteur de l'académie) donc changement de classe pour le pruneau.... OH MON DIEU, ça veut dire que l'on recommence tout depuis le début?

Donc ce matin, après avoir expliqué en long, en large, en travers, à l'endroit et à l'envers qu'il serait dans une nouvelle classe avec une nouvelle maîtresse, j'appréhendais un peu.

C'était sans compter sur la jolie jeune femme blonde qui nous a accueillis. Mon fils lui a fait son regard en coin, sourire charmeur à l'appui et est parti jouer sans un regard pour sa "vieille" rombière. 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 19:04

Il était une fois, une fille (merde, je n’arrive pas à dire une femme) qui tenait un blog… Un blog avec des nouvelles, un roman, des histoires drôles ou pas, des participations à des concours fructueuses ou pas…

 

Cette fille, parfois (de plus en plus souvent), elle aimerait bien vous raconter sa vie, laisser ce blog de nouvelles pour se lancer dans un blog d’humeur. Elle pourrait vous donner en vrac, ses sentiments, ses idées, ses moments de solitude (il y en a pas mal et ils sont souvent comiques), se plaindre ou pas, ( la virgule n’est pas obligatoire parfois !) de ses enfants et de son homme, raconter ses tranches de vie, de rire (beaucoup), ses petits bobos, les trucs qu’elle a prévu de faire (et je ne parle pas du ménage), de ses chats et de pleins d’autres choses.

 

Cette fille, elle aimerait vous parler de sujets qui lui tiennent à cœur, d’autres qu’elle redoute, ces petits riens qui l’angoissent et l’empêchent parfois d’avancer et ces gros tous qui lui mettent des bâtons dans les roues ou la tirent vers le haut.

 

Mais (parce qu’il y a forcément un « Mais »), certains d’entre vous me connaissent, font partie de mon entourage plus ou moins proche et je n’ai pas envie que tout le monde sache tout de moi, qu’on m’appelle suite à un article coup de gueule en me disant que je vais vexer untel ou un autre, que je me trompe, que je n’ai pas à faire comme si ou que je devrais faire comme ça.

 

Parce qu’il y a des jours on l’on a envie d’autre chose (on dirait du Goldman)

 

Parce qu’il y a des jours où j’ai envie de parler pour ne rien dire

 

Parce qu’il y a des jours où je me dis que faire des articles dits d’humeur serait peut-être plus facile surtout en étant incognito

 

Parce que j’ai des doutes sur ce que je fais, ce que je suis.

 

Voilà voilà…

 

 

Sinon demain, je pars toute la journée avec une copine sans les enfants! ( à moiiiii la liberté)

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 19:04

Il était une fois, une fille (merde, je n’arrive pas à dire une femme) qui tenait un blog… Un blog avec des nouvelles, un roman, des histoires drôles ou pas, des participations à des concours fructueuses ou pas…

 

Cette fille, parfois (de plus en plus souvent), elle aimerait bien vous raconter sa vie, laisser ce blog de nouvelles pour se lancer dans un blog d’humeur. Elle pourrait vous donner en vrac, ses sentiments, ses idées, ses moments de solitude (il y en a pas mal et ils sont souvent comiques), se plaindre ou pas, ( la virgule n’est pas obligatoire parfois !) de ses enfants et de son homme, raconter ses tranches de vie, de rire (beaucoup), ses petits bobos, les trucs qu’elle a prévu de faire (et je ne parle pas du ménage), de ses chats et de pleins d’autres choses.

 

Cette fille, elle aimerait vous parler de sujets qui lui tiennent à cœur, d’autres qu’elle redoute, ces petits riens qui l’angoissent et l’empêchent parfois d’avancer et ces gros tous qui lui mettent des bâtons dans les roues ou la tirent vers le haut.

 

Mais (parce qu’il y a forcément un « Mais »), certains d’entre vous me connaissent, font partie de mon entourage plus ou moins proche et je n’ai pas envie que tout le monde sache tout de moi, qu’on m’appelle suite à un article coup de gueule en me disant que je vais vexer untel ou un autre, que je me trompe, que je n’ai pas à faire comme si ou que je devrais faire comme ça.

 

Parce qu’il y a des jours on l’on a envie d’autre chose (on dirait du Goldman)

 

Parce qu’il y a des jours où j’ai envie de parler pour ne rien dire

 

Parce qu’il y a des jours où je me dis que faire des articles dits d’humeur serait peut-être plus facile surtout en étant incognito

 

Parce que j’ai des doutes sur ce que je fais, ce que je suis.

 

Voilà voilà…

 

 

Sinon demain, je pars toute la journée avec une copine sans les enfants! ( à moiiiii la liberté)

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 20:26
Photo 7 la suite: Rejoins-moi!

Si vous avez râté le débit c'est par ici

 

Nessa savait que la curiosité pouvait être un vilain défaut mais là, elle se rongeait les sangs et surtout les ongles, depuis le matin même. Avec Delphine sa responsable, elle se demandait qui pouvait bien être l’homme avec qui elle aurait rendez-vous ce soir. Elles avaient imaginé tout et surtout n’importe quoi ! Enfin n’importe qui. Le livreur de produits qui lui faisait du charme à chaque fois qu’il passait, les clients enfin surtout les plus beaux et les plus célibataires, mais cela pouvait tout aussi bien être l’un des plus agaçants, mais Nessa balayait cette supposition de la main. Un ami d’enfance qu’il l’aurait revu et qu’elle n’aurait pas reconnu, un de ses premiers amours peut-être (elle en avait tellement eu, cœur d’artichaut qu’elle était), un voisin, l’ami d’un ami. Sa chef lui avait laissé entendre qu’il pouvait aussi bien s’agir d’une femme ! Nessa avait ouvert si grand ses yeux de biche qu’ils auraient pu tomber de ses orbites. Une femme, alors là, le conte de fée tombait à l’eau. Et elle pouvait ranger de suite sa robe de bal (de mariée…).  

Nessa se souvint que le fleuriste avait demandé Mademoiselle Nessa, il n’avait pas donné son prénom, il s’agissait donc de quelqu’un qui ne connaissait pas son nom de famille. Ou alors de quelqu’un qui la connaissait mais se jouait d’elle. Comme cela pouvait être agaçant de ne pas savoir. Elle était vraiment pressée d’être à ce soir, et anxieuse aussi ! Et si la personne qui se trouvait en face d’elle était quelqu’un qu’elle n’appréciait pas, qu’elle ne connaissait pas.

La jeune femme eut beau être occupée toute la journée entre les rendez-vous de ses clients habituels (qu’elle regardait plus suspicieusement que d’habitude, à la recherche d’un indice ou d’un suspect) et les personnes qui venaient à l’improviste, elle eut l’impression que le temps s‘étirait en longueur. Une journée comptait vingt-quatre heures et elle avait l’impression que cette journée en comptait le double.

Lorsque le dernier client fit tinter la sonnette de l’entrée, Nessa et Delphine soupirèrent en chœur. Enfin cette journée touchait à sa fin et sa responsable était tout aussi stressée qu’elle. Dans une heure, elle saurait qui avait fait taggué le mur d’en face et dans cinquante-neuf minutes et quelques secondes, elle rencontrerait sans doute quelqu’un qu’elle connaissait (l’homme de sa vie…).

Sur le chemin du retour, elle courrait plus qu’elle ne marchait. Il ne lui fallait qu’une dizaine de minutes pour se rendre en voiture au restaurant du lac et elle aurait donc le temps de prendre une douche avant de se rendre là-bas. Elle ne comptait pas se mettre sur son trente-et-un mais elle voulait tout de même faire un effort. Ce n’était pas le premier venu qui ferait son portrait sur un mur et lui enverrait un si joli bouquet. Il fallait donc qu’elle fasse un effort, et puis merde, le Restaurant du Lac quand même, elle n’allait pas dans un fast-food. Elle devait au moins être aussi bien habillée que les clients qui se rendaient là-bas.

Une douche rapide, elle n’avait pas le temps de plus, elle se coiffa avec un chignon bas sur la nuque et prit le temps de maquiller ses yeux. Elle se rappelait encore le dessin sur le mur et la façon dont son regard avait été mis en valeur. Elle aimait l’image qu’elle avait vu d’elle mais si elle aurait préféré que cela ne soit pas tagguer sur le mur en face de son travail. Delphine lui avait gentiment mais néanmoins fermement fait comprendre, qu’il faudrait réparer les dégâts et enlever au plus vite cette déclaration dessinée.

Après avoir enfilé une robe noire qui mettait en valeur sa taille et son décolleté, Nessa prit son sac et ses clés de voiture. D’ici une dizaine de minutes elle saurait qui se cachait derrière tout ça.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 21:08
#Photo 7 : tag-moi!

Lorsque Nessa passa la porte du salon pour embaucher, elle sut de suite que quelque chose n’allait pas. Sa responsable était face à la vitrine, martelant le comptoir de ses ongles fraichement manucurés. Ne sachant pas sur quel pied danser et surtout pourquoi sa supérieure était de mauvaise humeur, elle préféra faire profil bas et se faufiler en direction de l’arrière-boutique pour enfiler sa tenue. Elle eut à peine le temps de poser de son sac et d’enfiler sa veste qu’elle entendit sa chef l’appeler.

  • Nessaaaaaa, tu peux venir s’il te plait ?

La voix flûtée, l’insistance sur le « a » de son prénom, cela ne disait rien qui vaille. La jeune femme jeta un dernier regard dans le petit miroir accroché au mur et fit demi-tour en direction du salon.

Dans un premier temps, elle ne comprit pas pourquoi sa chef se bornait à regarder à l’extérieur sans rien dire, elle savait qu’elle n’avait rien fait de mal et que son travail était irréprochable, il devait donc s’agir d’autre chose. Après trente secondes à attendre qu’elle prenne la parole, Nessa toussota.

  • Regarde le mur en face. Lui dit la femme assez sèchement.

Plus la chose était énorme moins on la voyait, c’était le cas de le dire car il fallut à Nessa deux bonnes minutes pour comprendre. Juste en face d’elle, sur le mur d’une hauteur de cinq mètres s’alignaient des tags plus ou moins réussis, plus ou moins artistiques et surtout plus ou moins gros. Elle voyait ce mur tous les jours depuis qu’elle travaillait ici et elle connaissait tous les tags qui le recouvraient. Mais le plus récent et surtout  le plus gros, situé juste en face de la vitrine était le portrait (très bien réalisé soit dit en passant) d’une jeune femme métissée soufflant dans un jouet à bulles. Le visage était expressif, avec de grands yeux noirs en amande et une belle bouche pulpeuse. L’inconvénient majeur étant qu’il s’agissait de son visage à elle, de ses yeux et de sa bouche, en trois mètres sur deux… Le truc discret… Juste en face du salon où elle travaillait, genre on avait envie qu’elle le voit…

Une blague, voilà il devait s’agir d’une blague, de mauvais goût certes mais une blague quand même. Quel était le con qui avait pu lui faire ça ! Elle n’avait pas raté de coupes de cheveux, tous les clients étaient sortis contents ces derniers mois. Et c’était assez imposant pour un remerciement, un peu… démesuré !

Elle jeta un regard à sa chef qui a priori attendait une explication, mais Nessa n’en savait pas plus qu’elle, et elle ne savait pas quoi répondre.

Qui avait pu lui faire ça…

         - Qui a pu faire ça… dit sa chef comme si elle lisait dans ses pensées.

         - Je ne sais pas, je vous jure que je ne sais pas, lui répondit Nessa encore plus désabusée qu’elle.

Elles étaient toues les deux-là, derrière la vitrine à regarder le mur d’en face, et l’énorme tag la représentant lorsqu’une camionnette s’arrêta juste devant. Un homme en sortit assez rapidement et fila à l’arrière où il ouvrit la porte. Lorsqu’il la referma il tenait dans ses mains un magnifique bouquet de roses. La sonnette retentit à l’ouverture de la porte. Les deux femmes se tenaient l’une à côté de l’autre et tournèrent la tête lorsque l’homme passa la porte.

    - Bonjour Mesdames, j’ai un bouquet pour Mademoiselle Nessa dit-il.

La jeune femme reçut un deuxième choc, c’est la première fois de sa vie qu’elle se faisait livrer un bouquet.

         - Oui c’est moi, dit-elle, d’une voix timide.

         - Et voilà, lui dt-il en tendant le bouquet et passez une bonne journée, et il disparut aussi vite qu’il était arrivé.

Nessa avait dans les bras ce bouquet composé d’une vingtaine de roses rouges où se tenait une petite carte bloquée entre deux fleurs. Elle sut que le tag et le bouquet venait de la même personne, la coïncidence était trop facile. Et avec un peu de chance, la carte lui donnerait des réponses à ces questions. Qui et pourquoi ?

Elle déposa le bouquet sur le comptoir sous l’œil interrogatif de sa responsable. Le bouquet embaumait la pièce, le parfum des roses prenant le pas, sur celui des restes de shampoings et de couleurs effectués la veille. Elle se saisit de la carte et la déplia.

         «  Rendez-vous ce soir à 20h au restaurant du Lac. »

Tout compte fait elle n’aurait les réponses que le soir même. Nessa avait beau être assez timide et réservé, sa curiosité avait pris le dessus. Elle serait le soir même au rendez-vous. 

 

../..

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 14:48
# Photo 6 : Naissance

Son odeur, sa peau, sa respiration, tout en lui l’apaisait. Ce petit être si fragile qui respirait depuis quelques minutes à peine, lui permettait de vivre à nouveau. Tel un souffle, un courant, elle se sentait portée par cette présence toute nouvelle mais déjà indispensable. Un moment de bonheur, pur, à l’état brut. La douleur avait disparu pour faire place à la plénitude, à la beauté de l’instant. Il était lové sur sa poitrine et elle osait à peine respirer. Elle ne voulait pas le contaminer, elle voulait que son arrivée dans ce monde, dans son monde, soit parfaite. Lorsqu’on lui l’avait posé sur le ventre, elle l’avait instinctivement remonté au plus proche d’elle, sur son cœur, sa place était là, elle le sentait. Telles deux uniques pièces d’un puzzle, leurs peaux s’étaient reconnues et appropriés, enchevêtrées l’une dans l’autre.  Il fallait le rassurer, ce petit être sorti de son cocon, qui découvrait quelque chose de tellement plus grand que ce qu’il avait connu ces neuf derniers mois. Les battements de son cœur étaient là pour ça. Elle n’osait pas bougé, ne voulant pas perdre la magie de l’instant. Tout le monde s’affairait autour d’elle, comme dans une ruche, mais elle ne bougeait pas. De sa main gauche, elle s’offrit le plaisir de caresser sa peau, ses cheveux si fins lui faisaient penser à de la soie, elle descendit les doigts et parcourut sa tempe, sa joue, la courbe de son menton, un peu plus lion, elle sourit en sentant de légers bourrelets à la place de son cou et puis ce fut la découverte de son épaule, de son dos. Sa main pouvait en recouvrir la totalité comme une couverture, elle savait que cela ne durerait pas longtemps mais pour l’instant il n’avait besoin d’elle et de personne d’autre pour être totalement protégé.

Une voix lui parvint au loin, comme un appel.

        «  Mademoiselle, mademoiselle, vous souhaitez peut-être connaître le sexe et lui donner un prénom à cet enfant ! » lui dit la sage-femme.

Elle souleva délicatement la tunique dans laquelle ils étaient tous deux enroulés.

        «  Coline, ma fille s’appelle Coline ! » dit-elle simplement.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 20:45
#Photo 5: un(e) latte

Une nouvelle filière, un nouveau trafic et des cigarettes beaucoup moins chères. Les journaux télévisés faisaient les choux gras de cette actualité. Des petits malins avaient mis en place une organisation souterraine et avaient développé un réseau de vente de cigarettes sous le manteau comme personne n’avait su le faire auparavant. Les plus fins limiers de la police étaient sur le coup mais rien à faire, mise à part les acheteurs qu’ils arrêtaient de temps en temps afin de les questionner, ils n’arrivaient pas à mettre la main sur un seul revendeur de masse. Le circuit ressemblait à une toile d’araignée démultipliée. Chaque acheteur devait revendre la moitié de ses achats. Certains flics en civil avaient bien tenté d’infiltrer le réseau mais cela n’avait abouti à rien de concret.

 

Marie se fichait complètement que cela fasse la une des journaux. Ce qu’elle savait, c’est qu’elle savourait là son unique pause de la journée, son unique cigarette, son moment de détente pendant ses douze heures de travail. Elle aussi, profitait de ce réseau où elle payait sa dose quotidienne un tiers du prix de celles vendues dans les bureaux de tabac.  Avec son salaire d’infirmière, elle ne pouvait plus se permettre de payer ses cigarettes au prix fort, l’état augmentait tous les ans les taxes et aujourd’hui le paquet atteignait le montant d’un billet rose. 10€, un paille pour certain, beaucoup trop pour d’autres, pour elle en tout cas. Ce n’était pourtant pas une grosse fumeuse mais elle profitait de ses paquets de cigarettes à 3€ en se disant qu’elle faisait une belle économie. Bien sûr, elle respectait le deal, en achetait deux et en revendait un, à chaque fois.

 

Lorsqu’elle entendait les journalistes se moquer ouvertement de la police qui était incapable de trouver le moindre fautif, elle se disait parfois que cela était tout de même étrange…

 

Sa cigarette finie, elle regarda sa montre et constata qu’il était temps pour elle de retourner bosser. Mais avant cela et comme après chaque pause, elle s’arrêta un instant à la cafétéria de l’hôpital pour s’acheter sa briquette de lait.

 

A quelques kilomètres de là, dans une salle de conférence, une dizaine d’hommes en costume jubilaient. Assis autour d’une table ovale, ils comparaient des tableaux et des camemberts en souriant. Tout fonctionnait comme ils en avaient décidé. La filière souterraine, les cigarettes revendues à bas prix, la population s’était ruée dessus.

 

Evidemment, il avait été assez difficile de convaincre l’Etat et ses dirigeants mais lorsqu’ils avaient donné l’argument ultime, plus personne n’avait osé les contredire. Un subterfuge à la crise, une solution pour permettre aux producteurs français de retomber sur leurs pattes. Comme ils ne pouvaient pas passer par les filières classiques, cela aurait provoqué un tollé général, ils profitèrent des failles du système. Voilà comment l’idée était née. Et aujourd’hui les chiffres parlaient d’eux-mêmes. La consommation de lait de la population française avait doublé en à peine quelques mois. Les chercheurs avaient mis au point le produit très rapidement. Il était indécelable et ne changeait en aucun cas le goût des cigarettes, par contre, il donnait envie aux fumeurs de boire de lait, après chaque cigarette. Une solution à la crise ! Les producteurs étaient heureux, et cela ne faisait pas de mal. La France se portait mieux, les gens consommaient plus… de lait !

 

Bien évidemment, les hauts gradés de la police étaient de mèche et ils freinaient des quatre fers les investigations de leurs enquêteurs.

 

Marie enfonça la paille directement dans la petite brique. Depuis quelques semaines, elle avait le besoin impérieux de boire du lait.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 13:20
# Photo 4 Festival

Non mais quelle idée, franchement… Maya regardait le ciel mais ne pouvait même pas profiter de la vue. Elle était là, allongée sur  son sac de couchage coinçée entre sa voiture et la tente. Elle attendait que la nuit passe. Leia lui avait promis que ce week-end serait mémorable. Elle lui avait annoncé très sûre d’elle, qu’aller dans un festival ça ne pouvait être que grandiose, formidable et intense.

Grandiose… Quand Maya avait perdu ses lunettes, suite à un coup de coude dans la foule, Maya n’avait pas pensé à ce mot là quand elle s’était retrouvée myope comme une taupe. Elle ne pouvait même plus voir la scène et elle savait qu’elle perdrait Leia si celle-ci s’éloignait à plus de trois mètres. Chose qui arriva dans les dix minutes suivantes. Son amie avait disparu avec les tickets pour les boissons, du coup elle n’avait même pas la possibilité de faire passer le temps en consommant une bière. Après s’être fait accostée plusieurs fois par des hommes dont l’alcool avait remplacé la moindre goutte de sang dans leurs corps, Maya prit son courage à deux mains et partit à la recherche de son amie. Après une heure, les yeux plissés à scruter toutes les jeunes femmes à trois mètres à la ronde, Maya découvrit son ami en galante compagnie.

Formidable… Leia avait rencontré l’homme de sa vie encore une fois et après avoir discuté deux minutes avec elle, s’était sauvée en direction de leur tente plantée dans les champs pour passer un moment de pur bonheur en tête à tête avec un homme donc elle ne connaissait pas le nom. Evidemment Maya n’avait pas récupéré les tickets et Leia lui avait promis de revenir dans une heure tout au plus.

Intenses, deux heures d’attente, intenses… Complètement démoralisée, Maya avait fini par prendre à tâtons le chemin du retour en se disant qu’au moins sur son matelas elle pourrait dormir et faire passer le temps plus vite pour pouvoir rentrer chez elle le lendemain.

Arrivée à leur emplacement au beau milieu d’un champ, Maya constata que Leia était toujours occupée. Elle lui  avait rapidement tendu son sac de couchage à travers l’ouverture tout en lui demandant d’attendre un quart d’heure de plus. Maya prit son sac et voulut s'installer dans un premier temps au milieu du champ mais le passage successifs des festivaliers manquant de lui marcher dessus, elle s'installa dans un coin plus sûre entre la voiture et la tente de camping. Mais là, l'environnement était certes moins dangereux mais pas forcément des plus agréables. Entre les ébats de son amie et une délicate odeur d'urine flottant dans l'air, Maya ne savait plus quoi faire...

Un vrai festival...

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 14:48
# Photo 3: Ce ciel

Je sais que je vais devoir payer mais j’en meurs d’envie depuis plusieurs heures. Il me nargue, me fait de l’œil, il me tend les bras pour mieux me happer. Cette couleur si intense, à peine polluée par un petit nuage, ce ciel, ce bleu, j’ai envie de le regarder, de plonger dans son immensité comme on plonge dans l’océan. Il se reflète sur les parois d’immeubles, sur les vitrines des magasins, les carrosseries des voitures, dans les feuilles des arbres, sur ma peau. Je marche tête baissée en regardant mes chaussures, c’est à peine si je vois où je vais. Mon chemin pour rentrer d travail, je le connais par cœur, je sais le nombre de pas que je dois faire, pas un de plus sous peine de payer. Je croise les doigts pour ne pas avoir les feux rouges pour les piétons, le chemin coûte trop cher. Et maintenant je n’ai qu’une envie comme une drogue qui me brûle les rétines. Je ne veux pas payer pour quelque chose de si inutile, une envie, mon envie, celle de regarder le ciel. J‘ai bien tenté de le regarder d’une façon détournée mais le reflet sur mes ongles ne donne rien, il y a bien les vitrines de magasins mais les taxes sont là aussi. Ce que tu regardes tu payes ! Nous payons une taxe sur tout aujourd’hui, ce que nous mangeons, ce que nous buvons, les vêtements que l’on porte, le travail que l’on fait. Ils ont poussé le vif jusqu’à nous imposer une taxe sur l’air que nous respirons ( pollution de l’air selon eux) et le nombre de pas que nous faisons lorsque nous marchons (usure de la chaussée qu’ils appellent ça). Certaines personnes sont tellement pauvres qu’elles retiennent une respiration sur deux en se disant que cela leur coûtera peut-être moins cher et régulièrement je vois des personnes me doubler à coups d’enjambées immenses pour gagner quelques mètres de liberté et payer moins cher.  Le monde est tellement à découvert qu’il n’a rien trouvé de mieux que de nous faire payer la note et surtout sur des choses qu’ils ne lui appartient pas. Les hauts dignitaires, les chefs d’état, les dictateurs ont inventé mille et une ruses pour nous faire payer plus, toujours plus. Aujourd’hui nous payons ce que nous regardons et le ciel fait partie des valeurs montantes durant l’été. Ils ont bien compris le principe. Les gens aiment s’allonger dans l’herbe et regarder le ciel, alors pourquoi ne pas les faire payer ce plaisir gratuit !

Peut-être que depuis ma fenêtre en orientant le velux de telle façon que j’aurais le reflet du ciel, je ne payerais que la vue de mon velux…

Encore 23 pas et je serais chez moi. Il ne faut pas que je fasse tomber mes clés, sinon je vais payer (usure de la chaussée, vous savez).

Tant pis je ne mangerai pas ce soir… Je préfère regarder le ciel.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 13:47
#Photo 2 : Doze Osentun

Le chef a fait élever le grillage encore une fois. Il a peur et cela peut se comprendre. On parle depuis quelques temps de chiens errants voir même de loups qui attaqueraient des troupeaux mais il s'agit de rumeurs encore et toujours, tout comme les alligators dans les canalisations. Faut-il être assez bête pour croire qu'un crocodile de deux mètres de long puisse se faufiler dans des canalisations et se retrouver comme par magie dans la baignoire d'une maison de banlieue. Comme les gens peuvent être idiots et crédules par moment. Mais franchement un loup ou même un chien errant, s'il a vraiment faim, ce n'est pas un pauvre grillage de 2mètres de haut qui l'arrêtera, cela le ralentira tout au plus. Il suffit de gratter et de passer par en-dessous, même moi je le sais et pourtant je ne suis pas le plus intelligent. 

Désolé je m'emballe mais je ne me suis pas présenté, je suis Doze Osentun. Je sais ce n'est pas un nom très courant mais que voulez-vous, je n'ai pas choisi et mes parents non plus. Il s'agit de mon matricule ovin, car oui je suis un mouton. 

Passez-moi les blagues sur les moutons s'il vous plait, cela fait des années qu'on n'en rigole plus. Aujourd'hui, nous ne sommes plus des moutons de Panurge, le pauvre est mort depuis bien longtemps! Nous sommes des bêtes mais nous ne sommes pas bêtes! Vous voyez la différence? 

Donc je disais, le chef il a mis un grillage plus haut mais il n'a pas compris que d'un côté comme de l'autre ce grillage est juste là pour nous ralentir! Caché derrière mon arbre, je regarde le soleil se coucher! Ce soir, je me fais la belle, pas la bête! Je me casse, j'ai ouïe dire des montagnes avec de l'herbe à perte de vue, des vallées où le fourrage est tellement haut qu'il nous cache. Ce soir, je me barre! Je creuse un tunnel et je vais voir si l'herbe est plus verte à côté.

Personne ne pourra m'arrêter, je serais Arsène Ovin le roi des voleurs, David Coppermouton, le roi des prestidigitateurs…

Je profite de ce spectacle à l’ombre de mon arbre. Le soleil est face à moi et poursuit sa course folle vers l’autre côté de la terre. Ce jaune éclatant est tellement intense qu’il en parait presque blanc, il affadit le reste du paysage à partir du moment où on le regarde droit dans les yeux. Les arbres paraissent noirs plutôt que l’intense vert que je contemple à longueur de journée, certains tentent de se démarquer en infligeant leurs ombres à l’astre solaire mais ils font bien pâle figure. Ils paraissent si chétifs tels des bois d’allumettes au milieu d’un brasier. Un seul problème et toujours le même : ce maudit grillage qui donne une allure de tissu vichy à ce si joli tableau. Demain je serais de l’autre côté, en direction de là où le soleil se couche. Demain je reprends ma liberté.

Il va falloir que je m’arme de patience et que je mange bien, dès que tout le troupeau dormira, je partirai !

Désolée, ma mère m’appelle, une sombre histoire de moutons à compter encore une fois. Tous les soirs c’est la même rengaine, il faut compter les moutons ! Non mais franchement quoi de plus ennuyeux, dites-moi ! ça ne vous donnerait pas envie de …. Ouaaaahhh, je baille pardon…dormir, envie de dormir…

Compter les moutons…

Dormir…

Compter les mou…

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Qui Donc?

  • : Quatrième de Couverture
  • Quatrième de Couverture
  • : Quand on me demande quelle est ma passion, généralement, je dis que je n'en ai pas... Mes étagères pleines de livres et mon ordinateur rempli d'histoires disent le contraire pourtant! J'adore lire, je dévore les livres, thriller, polar, chick-lit, roman à l'eau de rose, les BD, le journal de la ville et les règles du sudoku, rien ne m'échappe! L'écriture découle de cette passion, parce des histoires j'en lis pleins mais les écrire et les faire partager, c'est tout autant enrichissant, non?
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