Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 15:25
Crédit photo Au féminin.com

Crédit photo Au féminin.com

Et voilà mes nouvelles sont en ligne! 

 

(Cool cool cool, je trépigne!)

 

Donc maintenant que j'ai fait ma part de boulot (j'ai écrit, et j'ai envoyé tout de même), c'est à vous de jouer!Ah Ah Ah (Rire diabolique ON) ce ne sont pas les vacances pour tout le monde

 

Donc je vous mets les liens et vous pouvez voter par le biais de facebook en mettant "j'aime"

 

Merci beaucoup!

 

Il y en a juste trois....

 

That's not my name!

 

Profite ma douce!

 

Un de plus en moins!

 

Voilà voilà c'est comme qui dirait à vous de cliquer maintenant....

 

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 22:27

Et voilà!

 

Ma nouvelle est en ligne!

 

J'espère qu'elle vous plaira! Je vous mets le lien et n'hésitez pas à venir me dire ce que vous en avez pensé et à me donner vos impressions!

 

Et n'oubliez pas de voter, je compte sur vous!!

 

À âmes égales

 

Bonne lecture et encore merci de me suivre et me soutenir!

 

Aulivia

 

1086952 547257371997210 1471644777 n

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 14:51

Vous sentez? Non vous ne sentez rien? Pas même une odeur un peu étrange qui vous titillerait les narines, mettrait votre nez au garde à vous?

 

Bizarre....

 

Parce que moi je sens ... bien que je vais encore avoir besoin de vous....

 

J'ai envoyé ce matin même ma nouvelle pour le concours jedeviensecrivain.com.


1086952_547257371997210_1471644777_n.jpg

 

J'ai bossé sur cette nouvelle comme sur aucune autre. J'ai fait une trame, des recherches pour la rendre plus crédible. Ensuite, mes lecteurs tests l'ont lue, j'ai changé les parties qui ne me plaisaient pas et les points qu'ils pensaient qu'il fallait que j'améliore. Et maintenant elle est envoyé, elle passe " en modération" 

Et lorsqu'elle sera en ligne, ça sera partie pour plus d'un mois de votes où je vais vous.... relancer encore et encore à voter pour moi. Car l'enjeu est doublement grand et doublement plus compliqué... Déjà la sélection ne se fait que par les votes des lecteurs donc vous... On ne sait pas combien de votes les nouvelles reçoivent à priori donc on ne sait pas si on fait partie des premiers ou pas... Donc forcément plus on sera de votes plus on a de chances d'être dans les 10... c'est mathématique, enfin je crois...

Ensuite les 10 sélectionnées sont lus par les organisateurs et Maxime chattam. Alors ça c'est juste terrible, parce que bon Maxime Chattam c'est juste mon auteur préféré... rien que ça... donc savoir qu'avec un peu (beaucoup) de votes, il pourrait lire ma nouvelle... yihaaaaa

Et de plus la nouvelle qui remporte le concours gagne un contrat avec un éditeur pour écrire et publier son roman...

Forcément les enjeux sont énormes...

 

Je compte donc sur vous et vous tiens au courant dès que ma nouvelle est en ligne!

 

Ci-dessous le synopsis de ma nouvelle en espérant que cela vous plaise!

 


Émilie a changé même si elle ne le sait pas encore. Elle était gauchère, elle est maintenant droitière. Elle avait les yeux marrons clairs, ils sont maintenant d’un noir profond. Elle travaillait comme secrétaire de mairie, elle est aujourd’hui tueuse en série.

 

Bonne journée à vous!

 

 

 

 

Vous pouvez également me retrouver sur facebook par ici >>> Quatrième de couverture

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 11:38

Vous souvenez-vous de Léa et Thelma? Qui avait chacune de leur cpoté une vase grec... Si ce n'est pas le cas, vous pouvez relire cette nouvelle juste là >>> Toujours là !

J'avais écrit cette nouvelle pour un concours avant de me rendre compte qu'il fallait 3000-6000 caractères aors que j'avais fait ça en nombre de mots! Bon juste  20 000 caractères de trop..

du coup j'ai écrit une autre nouvelle, centrée sur Thelma. Malheureusement, elle n'a pas été retenu pour le concours, du coup je vous la fais découvrir juste en dessous.

Bonne lecture!

 

 

 

junk-store.jpg


Un rayon de soleil venait de se poser sur les breloques d’un lustre pendu dans la vitrine. Il explosa en millions de fragments lumineux qui balayèrent toute la pièce, éclairants les diverses objets disséminés dans l’espace. Des nappes et des torchons à carreaux blancs et rouges étaient savamment posés sur une vieille table en fer forgé près d’un ensemble de vases dépareillés. Deux bouquets de fleurs délicates, l’un sur un tabouret au pied rouge vif, l’autre  mettant en valeur une malle en osier donnaient à côté champêtre à la scène. On s’attendait à voir arriver en sautillant à la manière d’Heidi, une enfant, un collier de marguerites sur la tête. Un chiffonnier servait de desserte à un vieux téléphone et révélait dans un de ses tiroirs, un papier de soie sur lequel reposaient des sautoirs et des bagues de diverses époques. Un fauteuil à oreilles tapissé d’un joli tissu rayé blanc et rose donnait le change à une chaise type coloniale. Bien souvent, les passants devenaient clients, s’arrêtant dans un premier temps pour regarder la vitrine et cet endroit si particulier, puis attirés, entraient pour découvrir. Lorsqu’ils passaient la porte, Thelma les attendait, généralement derrière son comptoir, une tasse de thé noir à la main. Elle savait tout de suite quelle personne allait convenir à tel objet et vice-versa. Elle était une marieuse, devinant dès le premier regard ce qui allait les rendre heureux. Thelma aimait son magasin et toutes les antiquités qui s’y trouvaient. Elle faisait attention à chaque objet, lui apportant sa touche personnelle, le mettant en valeur grâce à un assemblage qu’elle seule maitrisait.

Par contre, s’il y avait une chose qu’elle détestait par-dessus tout, c’était l’irrespect des gens pour ses trésors. Et depuis quelques semaines, elle avait l’impression qu’un importun s’amusait avec ses nerfs. Elle avait récupéré un lot de vases et de coupes d’origines diverses lors d’un vide-grenier et l’une d’entre elles servait régulièrement de poubelle. Une jolie coupe grecque en céramique, noire avec deux grosses anses, et en son milieu, une frise beige représentant des athlètes aux olympiades. Elle l’avait tout d’abord posée à l’entrée mais le soir même, quelqu’un avait laissé quelques pièces, des euros,  ainsi qu’un trousseau de clés dans le fond du vase. Un client les avait peut-être oubliés là. Thelma les avait gardés au fond d’un tiroir, attendant que leur propriétaire vienne les réclamer. Quelques jours plus tard, alors qu’elle avait déplacé le vase près d’un miroir ouvragé, c’était un second trousseau de clés ainsi qu’un paquet de mouchoirs en papiers qui s’y trouvaient. Et ce manège durait.

vase-grec.jpg

Pourtant, à chaque nouvelle découverte, excédée, elle déplaçait le vase, le mettant toujours un peu plus près de son comptoir, pour l’avoir sous les yeux et savoir qui se jouait d’elle. Aujourd’hui, la vieille femme avait quasiment fermé boutique lorsqu’elle se rendit compte que de nouveaux présents l’attendaient. Cette fois-ci, s’en était trop ! Elle avait mis le vase délibérément dans une vitrine en verre verrouillée, parmi les quelques pièces en argent de sa collection. Pour que l’on puisse y déposer quelque chose, il aurait fallu avoir la clé. Et celle-ci était dans la veste de Thelma et n’avait pas bougé. Elle inspecta la vitrine à la recherche d’une ouverture, tenta de tirer sur le verrou, mais celui-ci refusa obstinément de s’ouvrir. Ce n’était donc pas possible. Personne n’avait pu atteindre le vase. Le mystère restait entier. Au fond de la coupe, une bague en or surmontée d’un rubis ovale la narguait. Il s’agissait d’un bijou de valeur, mais pas du tout le genre de produits qu’elle proposait dans sa boutique. De plus l’étiquette de prix avait encore disparue. C’était au moins la dixième qu’elle collait sur le bord intérieur. Thelma ouvrit l’armoire en verre, prit la coupe dans ses mains et se dirigea vers son arrière-boutique. Ici personne ne pourrait s’amuser à ses dépens ! Elle posa l’objet sur l’une des étagères qui encombraient ce réduit déjà surchargé et retourna dans son magasin.

Il faisait nuit noir dans la boutique. Et le silence régnait en maître depuis que Thelma l’avait quitté quelques heures auparavant. De temps à autre, on pouvait entendre des bribes de conversations ainsi que des éclats de voix provenant du restaurant de l’autre côté du mur. Le vase grec était toujours là, posé sur l’étagère dans l’arrière-boutique, coincé entre un vieux gramophone et une boite en carton défraichi. Un léger tintement résonna dans la minuscule pièce. Au fond de la coupe, une petit clé dorée venait d’apparaitre.

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:54

-          Papa, je peux te rappeler, j’ai un truc à faire. Lui dit-elle prise de stupeur.

Elle était pourtant sûre d’avoir lancé la totalité des coquilles dans la coupe et il n’y avait rien sur la table. Son père habitué à ses conversations à sens unique ne chercha pas plus loin, il lui dit qu’il l’aimait et raccrocha. Léa posa le téléphone sur la table, ne lâchant pas des yeux cet objet qu’elle avait l’impression de découvrir à nouveau. Par quel tour de passe-passe cela avait-il pu se produire. Peut-être s’agissait-il, d’un truc de magicien celui avec un faux fond. Elle tenait l’objet dans ses mains et le retourna. Le poing fermé, elle toqua les bords et le dessous mais aucun bruit creux. Du plâtre, rien que du plâtre. Elle regardait attentivement le contour de la coupe à la recherche de quelque chose qui aurait pu lui indiquer le piège. Mais rien. La coupe était semblable à n’importe quel souvenir acheté dans un bazar grec. La jeune femme était face à un mystère, et elle avait besoin d’en avoir le cœur net. Elle voulait voir comment la disparition, si disparition il y avait, se produisait. Elle prit l’unique pistache qui lui restait. Debout face à sa table de cuisine, elle retenait sa respiration lorsqu’elle posa le fruit au beau milieu du vase. Elle avait les yeux grands ouverts, craignant de cligner des paupières et de louper le tour mais rien ne se produisit. Quelques secondes passèrent et la pistache était toujours là. Elle était toujours debout et n’avait pas bougé. Elle était sûre d’elle, quelque chose avait fait disparaitre les dizaines de coques qu’elle avait lancées à l’intérieur auparavant. Mais quoi ?  Et comment ? Léa mis les mains sur ses hanches, elle avait besoin de réfléchir. Elle tourna la tête en direction du salon. Peut-être quand allant sur internet, elle trouverait la solution, il devait s’agir d’un tour de magie. Lorsque son regard se fixa à nouveau sur l’intérieur de la coupe, elle ne put que pousser un cri de surprise. La pistache avait disparu. Il avait suffi qu’elle quitte un instant l’objet des yeux pour que le miracle s‘accomplisse. Elle n’en revenait pas. Elle ne l’avait pas touché, elle n’avait rien bougé sur la table depuis qu’elle avait déposé le fruit. Mais il s’était bel et bien évaporé. Il fallait qu’elle trouve la solution à ce mystère. Elle prit son téléphone fixe dans sa main et le déposa debout au centre. L’objet en plastique noir était bien plus gros que la pistache donc s’il s’agissait d’un faux fond, il ne passerait pas, car il était bien trop large pour rentrer dans le pied de la coupe. Et s’il tentait de disparaitre, cela prendrait sans doute plus de temps. Ce coup-ci, elle ne le quitterait pas des yeux ! Même si elle devait patienter. Léa était arc-boutée au-dessus de sa table de cuisine, elle voulait être juste au-dessus de son téléphone pour voir comment pouvait s’ouvrir le mécanisme et à quel moment cela allait se produire. Elle gardait les yeux grands ouverts pour ne rien louper. Au bout d’une bonne minute d’attente alors que le téléphone était toujours posé au même endroit et qu’à priori rien ne se passait, Léa sentit que ses yeux commençaient à la picoter. Ils n’étaient pas habitués à une telle gymnastique et le clignement devenait urgent. Elle avait beau lutter, il fallait qu’elle ferme les yeux un millième de seconde pour leurs permettre de s’humidifier. Mais, elle se doutait de ce qui allait se passer. Le téléphone disparaitrait. Elle prit cependant le risque. Et le résultat fut celui qu’elle attendait. Il avait disparu, pile à ce moment-là. Comme si, la coupe avait besoin de ne pas être vu pour réaliser son tour. La jeune femme se demandait comment cela pouvait être possible. Il ne devait pas s’agir de tour de passe-passe, car il fallait activer le mécanisme pour faire disparaitre les choses et elle n’avait rien touché. Et la magie n’était au final que de l’illusion. Mais là, il n’y avait aucun magicien assit à ses côtés, elle était seule dans son appartement et elle se trouvait face à une énigme.

Léa avait besoin de découvrir ce qui se produisait. Les pistaches et son téléphone avait disparu et maintenant qu’elle y repensait, les deux photos de sa grand-mère, elle était sûre de les avoir posé là tout à l’heure. Elles avaient donc aussi disparu. Mais pour aller où ? Elle souleva à nouveau la coupe, sonda le pied mais rien ne se produisit, elle se risqua même à caresser du bout des doigts l’intérieur pour voir si elle sentait quelque chose, mais seul le grain de plâtre glissait sous ses doigts.


 

C’était la fin de journée, et alors que Thelma était sur le point de fermer sa boutique d’antiquités, elle découvrit quelque chose qui l’a mis une fois de plus en colère. Quelqu’un s’était encore amusé à prendre ses objets pour des poubelles. Et un en particulier. La coupe en plâtre d’imitation grecque qu’elle avait achetée quelques livres des années auparavant. Cette fois-ci, celle était remplie de coques de pistaches ainsi que de deux vielles photos et d’un combiné de téléphone fixe. Comment les gens pouvaient-ils se montrer aussi irrespectueux. Elle avait beau changé cet objet de place, c’était à chaque fois la même chose. A croire que depuis des années, les clients prenaient ce vase pour une poubelle, un vide-poche. Dans un coin de son arrière-boutique, elle avait même créé une boite qui regroupait certains de ces détritus. Des jeux de clés qu’aucun propriétaire n’avait jamais réclamé, quelques bijoux sans grande valeur, de petits objets de décoration en porcelaine et une montre sans parler des punaises, des trombones, des piles qu’elle avait jeté à la poubelle au fur et à mesure. Mais aujourd’hui c’était un téléphone qui bien évidemment ne fonctionnait plus. Thelma prit la coupe dans sa main ainsi que le téléphone et les deux photos dans l’autre. Elle posa le vase sur son comptoir ! Au moins là, personne n’oserait mettre quoique ce soit dedans. Et peut-être qu’elle pourrait enfin le vendre. D’ailleurs le prix avait encore disparu. La  vieille femme prit une étiquette dans le tiroir situé juste sous sa caisse enregistreuse et nota le prix de sa plus belle écriture.

« 19,99£ »

Elle glissa l’étiquette dans le fond de la coupe et prit les objets qu’elle venait de retrouver pour les emmener dans l’arrière-boutique. Elle ne vit donc pas le bout de papier disparaitre d’un coup…

 

 

…Pour réapparaitre dans la coupe de Léa qui était parti chercher son téléphone portable pour filmer la prochaine disparition. Lorsqu’elle revint dans la cuisine, l’étiquette de prix se trouvait là. Comme si elle y avait toujours été. La jeune femme était interloquée. Une apparition, il ne manquait plus que ça. Si cela n’avait pas été un héritage de sa défunte grand-mère, elle aurait sûrement pensé à une caméra cachée. Elle était face à sa découverte mais n’osait pas la prendre. Comme si ce petit bout de papier pouvait la consumer ou lui faire du mal. Elle le fixait attendant que l’improbable se produise. Quelques instants qui lui parurent des secondes, des clignements de paupières par dizaine et mais l’étiquette était toujours là. Comme si elle ne pouvait pas faire machine arrière. Elle ne disparaitrait pas comme le téléphone et les photos auparavant. Léa prit son courage à deux mains et attrapa le papier. Dessus, rien d’autre qu’un prix. « 19,99£ » des livres. L’étiquette venait d’Angleterre. Voilà la seule indication qu’elle avait et jamais au grand jamais, elle n’avait vu ce papier auparavant. Elle en mettait sa main à couper. Il ne s’agissait donc pas d’illusion mais plutôt de magie ou de quelque chose d’autre. Elle la tenait toujours entre ses mains lorsqu’elle eut une idée. Si cette étiquette avait fait le voyage dans un sens et qu’à priori elle venait d’Angleterre, peut-être qu’elle pouvait envoyer un message et savoir ce qu’il se trouvait de l’autre côté. Avec empressement, elle prit un post-it vierge collé sur son frigo ainsi que le crayon aimanté qui se trouvait à côté. Elle nota dessus toutes ses coordonnées et les différents moyens de la joindre. Son nom, prénom, adresse postale, son téléphone portable, ses mails et rajouta en dessous « Call-me please ! » Elle ne mit pas son numéro de fixe car celui-ci avait été englouti quelques minutes auparavant. Elle relut attentivement ce qu’elle avait écrit et déposa le papier vert fluo dans le fond de la coupe. Elle cligna aussitôt des yeux, car elle ne voulait pas attendre. Quand elle les rouvrit, il avait disparu. Il ne lui restait plus qu’à attendre.

Léa était restée toute la nuit face à sa coupe en espérant vainement une réponse. Voyant que rien ne se passait, elle était partie se coucher. Après une nuit courte et mouvementée, elle se leva et se dirigea vers la cuisine mais la coupe était désespérément vide. Elle attendit toute la journée, un appel ou un message mais rien ne se produisit. La jeune femme était désespérée. Cette solution aurait été si simple. Au bout de trois jours et comme elle n’avait reçu aucun nouvelle que ce soit par le biais de la coupe ou par les moyens de communication plus traditionnels. Léa commença des recherches sur internet. Elle découvrit que des milliers voire des dizaines de milliers de coupe semblables à la sienne existait de par le monde, de même que pour l’étiquette qu’elle avait retrouvée. Il s’agissait d’un modèle standard que l’on pouvait acheter dans toutes les librairies. Elle affina ensuite, son champ de recherches et mit des  annonces sur des sites anglais, se faisant passer pour une potentielle acheteuse d’une coupe semblable à la sienne. Mais elle fit choux blanc. Elle était pourtant sûre que de l’autre côté l’objet était une coupe semblable à la sienne. Son instinct le lui dictait. Mais quelques semaines passèrent et Léa dut se rendre à l’évidence, elle avait dû se tromper. Peut-être que l’étiquette de prix avait toujours été là ou qu’il s’agissait de tout autre chose. Elle avait envoyé d’autres messages par le biais la coupe, mais aucune réponse. Un jour, elle prit l’objet entre ses mains et à contre cœur, le posa sur une étagère dans sa penderie. Il fallait qu’elle passe à autre chose.

 


 

L’obscurité avait envahi le magasin de Thelma. Après avoir déposé ses trouvailles dans la caisse et rangé les quelques cartons qui trainaient, la vieille femme avait mis son manteau et était partie. Elle ne s’était même pas rendue compte que son étiquette avait été remplacée par un petit papier vert fluo, lui demandant de la rappeler. Elle avait descendu la grille de son magasin et bloqué le verrou. Elle avait ensuite pris la direction de sa voiture garée sur un parking quelques rues plus loins. Elle travaillait dans ce quartier depuis toujours et elle était ici comme chez elle. Elle déambula sur le trottoir, l’esprit tourné vers le repas qu’elle comptait confectionner pour elle et sa chatte Daisy. Et ne fit pas attention à la voiture qui arrivait en zigzaguant sur la route. Thelma n’eut pas le temps de souffrir. Le choc fut tellement violent qu’il la tua sur le coup. Comme elle n’avait ni famille ni descendance, son magasin fut vidée  quelques mois plus tard. Les antiquités qu’elle avait accumulées durant toutes ses années, bradées au tout venant. Parmi elles et au milieu de tout un tas d’autres vieilleries, une coupe en plâtre d’imitation grec avec deux grosses anses.

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 21:37

Une nouvelle pour un concours mais je n'ai pas respecté mais alors pas du tout ce qui était demandé... j'ai lu entre 3000 et 6000 mots mais il s'agissait de caractères... j'ai juste quelques 20 000 caractères de trop...Tant pis j'ai envoyé... et ça m'a permis d'écrire un texte sympa...

Bonne lecture!

 

je vous la découpe en plusieurs parties! la site demain!!

 

 

 

Il avait toujours été là, d’aussi loin que Léa s’en souvenait. Ce vase sur le guéridon de l’entrée, chez sa grand-mère. Elle était passée à côté de lui sans le voir pendant des années, posé sur l’un des multiples napperons que possédait sa mamie. Maintenant qu’elle le tenait entre ses mains, elle se rendait  compte qu’il était encore plus moche que dans son souvenir. Merci grand-mère pour ce somptueux cadeau ! Une magnifique imitation en plâtre d’un vase grec, noir avec une frise beige où des hommes grossièrement dessinés brandissaient des arcs et des flèches, et pourvu de deux élégantes mais non moins imposantes anses pour pouvoir… quoi d’ailleurs… Boire un peu d’eau ! Non, mais quelle idée d’avoir un truc pareil chez soi. Encore un achat provenant de l’un de ses séjours à l’étranger, une babiole de plus achetée sur un marché pour se souvenir des bons moments passés lors d’un voyage organisé. Léa était adossée à la porte cochère de l’immeuble où se trouvait le cabinet du notaire. Elle tenait  dans ses mains, son héritage. Non pas qu’elle souhaitait  que sa grand-mère lui laisse quelque chose mais enfin là, on touchait le fond… La jeune femme avait l’immense honneur, non, le privilège d’hériter d’un vase grecque en plâtre, d’un souvenir de vacances. Sa grand-mère ne manquait pas d’humour. Elle avait fait un partage équitable de tous ses biens  entre ses deux enfants, la mère de Léa et son oncle mais elle avait rajouté une clause ; Offrir cette coupe à son unique petite-fille. Elle ne savait pas pourquoi son aïeul avait choisi cet objet plutôt qu’un autre. Peut-être perdait-elle un peu la tête sur la fin. Cependant, la dernière fois où elle était passée, elles avaient pris le thé et discuté de la pluie et du beau temps. Elle était restée une bonne heure auprès de la vieille femme et le moment avait été agréable. Elle semblait cohérente. Et à aucun moment elles n’avaient parlé cet objet. Pour Léa, il faisait partie de la décoration, tout comme les napperons disposés sur les meubles, les chats en faïence sur les étagères et les assiettes en porcelaine accrochées aux murs. Mais voilà, elle avait eu cette idée de lui léguer cette coupe en guise de souvenir d’elle. Sa pauvre mamie était décédée depuis quelques semaines et sa petite-fille se permettait de critiquer ce souvenir qu’elle lui avait laissé. Mais Léa n’était pas une femme sans cœur, elle n’était pas amer et ne regrettait en aucun cas d’avoir cet héritage, c’est juste qu’elle ne comprenait pas pourquoi ça plutôt qu’autre chose. Et puis sa grand-mère, elle l’aimait beaucoup. Et sa perte lui avait fait un choc. Mais à 92ans, mourir de vieillesse c’était plutôt logique. Du coup, elle avait ravalé sa peine. Celle-ci était bien présente mais amoindrie. Une personne âgée qui mourrait de vieillesse c’était comme ça, ça arrivait tous les jours.  Léa releva la tête et scruta autour d’elle. La jeune femme était toujours au pied de l’immeuble. Elle regarda sa montre et constata qu’il était à peine 15H00. Comme elle avait posé son après-midi, ne sachant pas combien de temps prendrait le rendez-vous, elle disposait au final de quelques heures avant son cours de Zumba situé dans le centre-ville. Il était temps pour elle de rentrer avec son précieux héritage. Léa farfouilla dans son sac à la recherche de ses clés de voiture. Sa main se posa sur son téléphone portable ainsi que sur son portefeuille. Du bout des doigts, elle attrapa sa clef de voiture. Léa se mit en route vers son appartement. Il ne lui fallut que quelques minutes pour parcourir le centre-ville très calme à cette heure et une poignée supplémentaire pour atteindre son immeuble situé en proche banlieue. Elle se gara juste en bas de son immeuble et récupéra ses affaires posées sur le siège passager. La jeune femme fit un arrêt rapide dans l’entrée pour vérifier à sa boite aux lettres, puis grimpa les deux étages qui la séparaient de son domicile. Arrivée devant sa porte, elle se mit à la recherche de son second trousseau de clés. Son sac était deux fois trop grand, elle le savait et les cinq minutes qu’elle perdait à chaque fois qu’elle fouillait à l’intérieur ne faisaient que le lui confirmer. Elle déverrouilla sa porte d’entrée et s’engouffra dans son appartement. Enfin chez elle ! Avec cet objet comme seul souvenir de sa grand-mère. A moins qu’elle eut quelques photos rangées dans son album ou dans de vieilles pochettes retraçant son enfance. Léa repensait à sa mamie, à son regard pétillant et sa coupe de cheveux qui lui donnait l’allure d’un chien fou même à plus de 90ans. Elle fila en direction de sa chambre et s’accroupit pour atteindre ses boites en carton rangées sous son lit. Les albums et les pochettes recélant mille souvenirs étaient rangés là-dedans. Léa attrapa le premier carton et le tira vers elle. Une fine pellicule de poussière reposait sur le couvercle. Elle aurait normalement dû faire le ménage. Mais là, elle voulait juste revoir sa grand-mère une dernière fois et pleurer un peu la perte d’un être cher. Elle souleva le couvercle délicatement et  le posa à côté d’elle. Dans la boite, elle découvrit tout un tas de vieilleries qu’elle avait rangé des années auparavant quand elle avait quitté le domicile familial. Tout un tas de cartes postales envoyées par ses amies lors des grandes vacances, comme autant de promesses de rester ensemble pour toujours, une boite à bijoux en métal, un vieux walkman et les cassettes qu’elle écoutait adolescente. Et dans le fond de la boite, son album, regroupant les photos de son enfance ainsi que quelques pochettes écornées contenant d’autres images qui ne devaient pas être assez réussies pour figurer dans le classeur. Léa s’adossa à son lit et retira ses chaussures. Elle les lança négligemment au pied de son armoire. Elle allongea ses jambes et posa le tout sur ses cuisses. Elle ouvrit la première page et tomba nez à nez avec un bébé joufflu enveloppé dans une couverture rose et affublé d’un bonnet en laine jaune poussin. Elle était face à elle-même, vingt-quatre ans plus tôt. Léa ne perdait pas son objectif de vue et plutôt que de tomber dans la nostalgie et regarder les photos une par une, elle tourna frénétiquement les pages pour trouver ce qu’elle cherchait : une photo de sa grand-mère. Quelques instants plus tard, elle trouvait son bonheur. Elle était là, sous ses yeux, plus jeune de 20 ans mais ayant déjà l’allure d’une grand-mère. Un gros plan d’elles deux. La photo avait été prise dans le jardin chez ses parents. Léa encore bébé était dans les bras de sa grand-mère. La vieille femme regardait sa petite fille avec beaucoup d’amour. Leurs visages n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre et elles se souriaient mutuellement. Léa caressa la photo jaunie, elle sentait l’émotion l’étreindre à nouveau. Elle ne la reverrait plus, elle le savait mais cette photo le lui rappelait amèrement. Léa détacha fébrilement le papier et posa la photo juste à côté d’elle. Elle tournait à nouveau les pages à la recherche d’un autre moment imprimé sur papier glacé. Arrivé quasiment à la fin de l’album, elle remarqua une photo calée entre deux pages. Sa respiration se coupa lorsqu’elle découvrit l’instant qui y était immortalisé. Il s’agissait d’une photo d’elle et de sa grand-mère. Sur cette image Léa devait avoir une dizaine d’année. Elle était debout juste à côté de sa mamie et toutes deux tenaient une des anses de la coupe grecque. Elles souriaient face à l’objectif. Léa ne se rappelait pas du tout de ce moment mais sans doute avait-il marqué l’esprit de la vieille femme, ce qui expliquait pourquoi elle lui avait légué cet objet plutôt qu’un autre. Léa prit la photo dans sa main et la retourna pour voir si une date y était inscrite. Elle découvrit alors que quelqu’un avait écrit quelque chose. Elle connaissait cette écriture, celle de son ancêtre.

« Si d’ici là, je n’ai pas percé le mystère, cela sera à toi de découvrir le pourquoi de ce vide ! Je t’aime, Mamie »

Sa grand-mère lui avait laissé un message. Mais Léa ne comprenait pas ce qu’elle avait voulu lui dire. De quel mystère parlait-elle ? Et de quel vide ? 

La jeune femme était toujours assise sur le parquet au pied de son lit. Elle tenait la photo dans ses mains. Elle avait beau chercher au plus profond de sa mémoire, elle ne se rappelait pas de cet instant où la photo avait été prise. Et encore moins de sa grand-mère lui parlant de mystère à découvrir. Léa se saisit des deux photos et se leva. Elle s’appuya sur le bout de son lit et continua de fouiller dans sa mémoire à la recherche d’indices ou de phrases qu’elle aurait pu échanger avec la vieille femme. Mais c’était mission impossible. Comment se rappeler de toutes les conversations, de tous les anniversaires, les noëls qu’elles avaient passés ensemble, sans parler des dimanches en famille. Trop de journées, trop de moments… Léa sortit de sa chambre et retourna dans le couloir. Elle reprit le vase grecque qu’elle avait déposé sur le meuble en entrant dans l’appartement et le ramena dans son salon. Elle le posa délicatement sur sa table basse. La jeune femme scrutait l’objet comme si il allait lui donner un indice ou faire ressurgir une information que son cerveau aurait calfeutrée quelque part, mais rien ne se passa. Léa était toujours assise sur son canapé lorsqu’elle entendit son téléphone sonner. Elle extirpa le mobile du fond de son sac posé à ses pieds et regarda l’écran. Son amie Alice avec qui elle allait à la Zumba tentait de la joindre. Léa appuya sur l’écran pour prendre l’appel. Elle se leva du canapé et déposa les deux photos dans la coupe grecque.

Alice lui proposait de se rejoindre une demi-heure plus tôt que prévu car elle souhaitait boire un verre et prendre le temps de discuter avant le cours. Léa accepta l’invitation avec plaisir. Elles se donnèrent rendez-vous dans un café près de la salle pour 17H30.  Elle raccrocha son téléphone et regarda la pendule accrochée au-dessus de son buffet. Il lui restait à peine plus d’une heure pour faire son ménage et s’occuper de son linge.  Elle fila en direction de la salle de bains pour mettre en route une machine et durant l’heure qui suivit, Léa ne pensa pas une seule seconde à sa grand-mère. Elle passa l’aspirateur puis la serpillière et fit les poussières en même temps. Elle se réfugia ensuite dans sa chambre pour faire son sac de sport. Elle en profita pour remettre le couvercle sur la boite qu’elle poussa du pied directement sous son lit. Léa attrapa un élastique et se placa face à son psyché. Elle regardait sa silhouette et était contente de l’image que le miroir lui renvoyait. Ses cheveux bruns lui tombaient au niveau des épaules et de légères vagues encadraient son visage carré. Ses yeux marrons en amande ressemblaient à ceux de sa grand-mère, elle s’en rendit compte maintenant qu’elle s’observait. Elle n’avait jamais fait le rapprochement auparavant. Après s’être détaillée à la recherche d’autres traits de famille, Léa prit son sac de sport ainsi que ses clefs de voiture et partit en direction du centre-ville où elle devait rejoindre son amie.

Après avoir pris un café dans le bar à proximité de la salle de sports, Léa et Alice se défoulèrent durant le cours de Zumba. Elle avait toujours cette sensation de bien-être après avoir fait de l’exercice et elle aimait ressentir cet état. Au moment où elle montait dans sa voiture, la jeune femme promit à son amie qu’elle l’appellerait le vendredi suivant pour aller manger un morceau en ville.

Arrivée chez elle, elle ne fit pas attention. Les deux photos qu’elle avait posées dans la coupe juste avant d’entamer son ménage avaient disparu. Ce n’est que lorsqu’elle s’assit sur son canapé qu’elle constata le manque. Elle était pourtant sûre de les avoir posées là et nulle part ailleurs. Elle jeta un coup sur sa table basse, se mit accroupie pour voir son ménage ne les avait pas fait tomber sur le tapis ou sous le canapé, mais rien. Aucune trace des clichés. Elle retourna dans sa chambre pour voir si elle ne les avait pas posées sur son lit ou remis dans la boite par inadvertance mais elle ne mit pas la main dessus. Elle était toujours dans sa chambre lorsqu’elle entendit le téléphone sonner. Elle se dirigea vers l’entrée de son appartement pour répondre. Son père l’appelait pour savoir comment c’était passé sa journée. Elle savait qu’il allait lui tirer les vers du nez et elle n’avait pas besoin de ça. Elle prit cependant l’appel. A peine avait-elle décroché, qu’elle regrettait déjà. Son père avait la voix triste alors qu’il n’avait jamais aimé son ex-belle-mère et Léa n’écoutait qu’à moitié ce qu’il lui disait, elle recherchait toujours les deux photos. Elle déambulait dans l’appartement, répondant à son père par onomatopée. Elle prit la coupe d’une main et se dirigea vers la cuisine. Elle la déposa sur la table et se servit un verre de vin. Elle savait qu’il lui restait quelques pistaches du dernier apéritif qu’elle avait organisé chez elle. Elle s’assit face à la table et but une gorgée. Son père parlait toujours à l’autre bout, déblatérant des inepties sur la vie et la mort. Léa décortiquait les pistaches une par une et visait l’intérieur du vase avec les coquilles vides. Elle faisait mouche à tous les coups. Ce qui n’était pas compliqué, vu qu’elle se trouvait à moins de 50centimètres de l’objet. Fière de ses lancers, et n’ayant plus de projectiles, elle s’avança pour récupérer quelques coques. Mais la coupe était vide. Aucune pistache à l’intérieur. Son père lui posait une question mais elle ne l’entendit même pas.

-          Papa, je peux te rappeler, j’ai un truc à faire. Lui dit-elle prise de stupeur.

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:00

Alors voilà,

 

Je suis tombée sur ce concours tout à fait par hasard et j'avoue que le défi me tente beaucoup!

Je vous explique...

 

C'est un concours un peu particulier car il est en "live" ...

 

Il y a dans ce même concours 4 catégories >> les nouvelles, les textes très très courts, les poèmes et les strips (BD)

 

Vous vous inscrivez dans votre catégorie (nouvelles pour moi évidemment) et pour être sélectionné vous envoyez vos deux meilleures nouvelles de moins de 25 000 signes.

 

Jusque là rien de particulier vous me direz...

 

Mais c'est après que ça se corse...

Si vous êtes sélectionné, vous particpez à une sorte de "battle" en live...

Tôt le matin (7h07) et pendant 7h d'affilée, vous allez écrire votre nouvelle en fonction d'un thème (contrainte) qu'ils vous aront donnez uste avant (vers 7H00) ...

et vous devez écrire là sur place pendant 7h et 7minutes...dans un bar, avec les autres participants et le jury...

 

C'est pas le pied ça???

 

le lien (car ils expliquent ça mieux que moi!!)

 

la matinale de la short edition

 

Après mûre réflexion et après vous avoir interrogé sur mon mur facebook, j'ai décidé d'envoyer "Une migraine à en mourir" et "02.01.2012 et des poussières". ce sont deux nouvelles totalement différentes, dans des styles  et pour des lecteurs bien différents... Je voulais montrer (et Melle M. m'a bien conseillé) que mon panel d'écriture était large et que je ne me cantonnais pas à un seul style... j'espère que ça plaira...

 

Réponse pour la sélection le 30 Septembre!

 

On y croit!!

 

 

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 19:37

Rachel fit un bond en arrière et poussa un hurlement, le même que celui qu’elle avait entendu plus tôt lorsqu’elle était au chaud dans son lit. Elle recula jusqu’à taper dans le carton qui obstruait une partie de l’entrée. La femme la regardait avec des yeux vides de toute expression, comme si elle ne la voyait pas vraiment. Ce visage, c’était le sien, la femme enchainée dans sa cave, c’était elle et personne d’autre. Rachel était face à elle-même. Elle resta sans voix, ce n’était pas possible, elle ne pouvait pas être à deux endroits en même temps. Elle devait rêver, ou plutôt cauchemarder.

Elle ferma les yeux et en un instant tout son univers et ce qui l’entouraient se transforma. Une soudaine envie de vomir lui souleva le cœur. Sa respiration se fit plus difficile, plus sifflante. Son ventre était creux et elle avait faim, extrêmement faim. Elle se sentait faible si faible. Lorsqu’elle voulut porter sa main à son visage, elle sentit son geste lourd. Elle ne voulait pas rouvrir les yeux, elle avait trop peur de revoir ce visage, son visage émacié par la fatigue et la faim, semblable à la mort.  C’est alors que tout se mit en place dans sa tête. Le froid qui la tenaillait depuis plusieurs jours, cette sensation de lourdeur dans ses mouvements et sa migraine qui ne la quittait pas. Comment était-ce possible ? Elle voulait ouvrir les yeux pour être sûre d’elle mais son cerveau et son corps luttaient. Ce qu’elle redoutait était de l’autre côté de ses paupières closes.

Rachel prit une grande respiration. Elle ne pouvait plus reculer. Il fallait qu’elle sache si ce qu’elle ressentait était réel ou non. Elle ouvrit les yeux et une unique larme coula le long de sa joue. Elle était séquestrée au fond de sa cave. Tous ces derniers jours, elle les avait rêvés ; Son travail, ses soirées seule à l’appartement, le fait qu’elle ne soit pas allée à la crémaillère d’Audrey. Elle était là depuis tout ce temps. Ses membres endoloris ne faisaient que lui confirmer ce que son cerveau tentait de digérer. Le manque de sommeil, toutes ses douleurs tant physiques que morales l’avaient faite halluciner. Elle avait cru vivre sa vie et sa libération alors qu’elle était là, adossée à un mur froid, attachée tel un animal. Sa vue s’était habituée à la noirceur de la pièce et elle distinguait le carton qui obstruait l’entrée, le seau placée sur sa gauche et le matelas posé par terre à ses pieds. Elle se tenait le plus loin possible de la porte pour se protéger. Des spasmes la secouaient de la tête aux pieds. Elle tentait de garder son calme, son cerveau luttait pour que ses idées s’organisent mais un seul sentiment prenait le dessus encore et toujours : La peur. Son geôlier qui lui avait paru si sympathique le premier soir, Bertrand son colocataire, le cousin de sa meilleure amie était son pire cauchemar, son tortionnaire.

Depuis qu’il la retenait prisonnière, Rachel n’avait plus vu la lumière du jour. Elle vivait dans la noir depuis si longtemps, elle était incapable de dire depuis combien de temps elle était là. Cette nuit durait depuis très longtemps. Telle une coquille vide, elle attendait que son dernier souffle de vie s’échappe pour qu’elle puisse enfin être en paix. Mourir, c’est tout ce qu’elle désirait maintenant.


A quelques mètres d’elle, un déclic se fit entendre. Elle se recroquevilla et serra ses jambes contre son corps endolori. Des pas qu’elle connaissait si bien résonnèrent dans le couloir.

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 22:01

La jeune femme reprit la parole.

-          Ne vous inquiétez pas, c’est ma cave, je remonte chercher la clé et je redescends tout de suite. Elle parlait vite en proie à la panique.


Rachel fit demi-tour et courut en direction des escaliers. Elle grimpa les escaliers quatre à quatre. Arrivée sur le palier, elle ouvrit la porte d’un coup rageur et se dirigea vers son appartement. Elle ne l’avait même pas fermé à clé en descendant quelques minutes plus tôt. Elle ne prit même pas le temps d’allumer la lumière de l’entrée. La clé de la cave était rangée dans le tiroir où elle avait pris la lampe torche ainsi que le badge. Elle braqua celle-ci sur l’intérieur du meuble et fouilla avec sa main libre le bric-à-brac afin de trouver cette clé. Ne la trouvant pas, elle courut dans l’autre sens pour allumer la lumière et avoir plus de visibilité, elle jeta le contenu du tiroir sur le carrelage de l’entrée. Malheureusement, elle ne put que constater qu’elle n’y était pas. Le dernier à l’avoir utilisé était Bertrand. Il avait dû oublier de la remettre à sa place suite à son emménagement. Rachel fila dans le couloir directement vers la chambre de son colocataire. Elle poussa la porte plus qu’elle ne l’ouvrit. Elle savait qu’il était au travail et de toute façon, il ne lui en voudrait pas, quelqu’un était enfermé en bas et il lui fallait cette clé au plus vite. Elle entra dans la chambre de Bertrand pour la première fois depuis qu’il était à l’appartement. Elle fut surprise par l’ordre qui y régnait. Rien ne dépassait. Son lit était dans le coin droit de la chambre tandis que sur la gauche sous la fenêtre, il y avait son bureau avec un ordinateur portable posé dessus. Elle se dirigea vers celui-ci et ouvrit le premier tiroir, la clé était posée là juste à côté d’une ramette de papier. Rachel s’en empara et ressortit aussi vite qu’elle était entrée. Elle ne prit même pas le temps d’éteindre la lumière et de refermer la porte. Elle courut dans le couloir. Ses chaussons claquaient sur le carrelage, la porte de l’entrée était grande ouverte, elle tira dessus pour l’emporter avec elle et la refermer au passage. Elle tendit le bras vers le boitier qui permettait d’ouvrir la porte blindée. Elle ouvrit la porte d’un geste vif et redescendit les escaliers rapidement. Elle sentait qu’il fallait qu’elle fasse vite, qu’il y avait urgence.

Arrivée en bas, elle ne freina sa cavalcade qu’arrivée devant sa cave. Elle introduisit la clé dans la serrure et la tourna d’un coup sec. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse et avait peur de ce qu’elle allait trouver à l’intérieur, mais les mouvements qu’elle effectuait étaient automatiques. Prendre la clé l’introduire dans la serrure et ouvrir la porte. La seule chose qu’elle ne savait pas c’est ce qu’elle allait découvrir derrière cette porte. Elle espérait toujours qu’un chat passerait entre ses jambes pour s’enfuir par un trou qu’elle n’avait pas détecté plus tôt lors de son investigation. C'était le moment de vérité.

Rachel poussa la porte et braqua sa torche vers l’intérieur. La pièce était sombre, sans aucune ouverture, seul le halo qu’elle dirigeait lui permettait de découvrir ce qui se cachait ici. Une odeur nauséabonde de transpiration et de saleté lui sauta au nez. L’odeur que l’on pouvait sentir quand une personne dont l’hygiène n’est pas sa principale occupation passe à côté de vous. Une odeur rance qui prenait à la gorge. Des sanglots, elle entendait à présent des sanglots dans le fond du réduit vers la droite. Elle braqua sa lampe vers la source du bruit. Ses jambes restèrent clouées au sol pendant une bonne seconde lorsque la lumière capta la provenance des sons. Son cerveau mit une seconde de plus que ses jambes pour comprendre ce qu’elle voyait. Il s’agissait là d’une personne, recroquevillée sur elle-même. De longs cheveux bruns emmêlés cachaient un visage.

Elle poussa un cri. Une femme était là, coincée dans cet endroit d’à peine 5m², elle était sale, son tee-shirt qui devait être blanc tout comme le sien à l’origine, était dorénavant gris voir marron par endroit. Des jambes et des pieds nus dépassaient. Son pied gauche était entravé par une chaîne reliée directement au mur. Rachel ne put que pousser un cri devant l’horreur qui s’étalait sous ses yeux. Dans sa propre cave, une femme était séquestrée. Elle enjamba un carton qui la séparait de cet être, qui n’avait toujours pas bougé, elles frémissaient, l’une de peur l’autre de froid. Rachel s’agenouilla face à cette femme dont elle n’avait toujours vu le visage. Ses jambes étaient marquées de traces rouges et de bleus pour le peu qu’elle en voyait.


Rachel prit sa voix la plus douce


-          N’ayez pas peur, je ne veux pas vous faire de mal, dit-elle, je suis là pour vous aider.


Elle n’osait pas la toucher. Elle ne voulait pas lui faire peur. Elle reprit la parole.


-          Est-ce que vous pouvez vous lever ? demanda-t-elle.


C’était une situation tellement irréelle. Il fallait qu’elle l’aide mais elle ne savait pas comment faire. La femme était prostrée et n’avait pas bougée depuis qu’elle avait passé la porte. Peut-être ne l’entendait-elle pas. Peut-être qu’en la touchant, elle pourrait la faire réagir. Elle avança doucement sa main vers la chevelure brune. Lorsqu’elle lui effleura une mèche de cheveux, la silhouette bougea. Elle releva la tête lentement, et les cheveux qui la masquaient depuis le début s’écartèrent pour dévoiler un visage.

 

 

 

< .... Suite et fin : demain ... >

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 05:30

Rachel se réveilla en sursaut, elle avait entendu un hurlement. Du moins, elle était sûre que c’était un cri qui l’avait réveillé. Elle s’assit dans son lit et appuya sur une touche de son portable. 23H37. Elle dormait depuis un peu plus de 3h. Son esprit était encore embrumé par le sommeil. Avait-elle rêvé ? Elle était incapable de le dire. Toujours ce mal de tête ! Elle resta quelques minutes adossée au mur mais comme rien ne se passait, elle se rallongea. A peine avait-elle fermé les yeux qu’elle entendit retentir un cri, à nouveau. Elle n’avait pas rêvé. Et là, elle était sûre à cent pour cent, cela venait de la cave. Une femme venait de hurler et cela venait de la cave. Mais comment savoir si son cerveau ne lui faisait pas défaut, elle n’allait tout de même pas descendre seule à la cave en pleine nuit, une vraie histoire digne d’un film d’horreur…Bon sachant que dans la vie réelle, quand quelqu’un crie dans la cave c’est souvent à la vue de rats, autant descendre de suite pour voir ce qu’il y avait, il fallait qu’elle en ait le cœur net.


Rachel repoussa la couette qui lui couvrait les jambes, elle se leva et un vertige la fit vaciller. Il fallait vraiment qu’elle aille chez le médecin dès demain. Elle attendit un instant au pied de son lit pour  prendre son pantalon posé sur le dos de sa chaise de bureau. Elle l’enfila à la va-vite. Elle traversa le couloir et se dirigea directement vers le meuble dans l’entrée. Elle savait qu’une lampe de poche était rangée là, ainsi que le badge qui permettait d’ouvrir la porte qui menait aux caves. Rachel déverrouilla son entrée et passa la tête dans le couloir. L’avantage d’être au rez-de-chaussée c’est que la porte en face de la sienne était celle du sous-sol. Elle voulait juste vérifier que son cerveau avait imaginé ce cri et elle pourrait se recoucher d’ici quelques minutes, plus sereine. Elle traversa le couloir et passa le badge devant le récepteur. Un déclic se fit entendre. Rachel appuya sur l’interrupteur. Une lumière blafarde éclaira les escaliers qui menaient aux caves. Elle descendit les marches en silence et arrivée sur le palier, elle s’arrêta un instant pour écouter. Seul le silence lui répondit, un silence oppressant. Le sous-sol de l’immeuble était composé d’un long couloir desservant des caves de chaque côté. La jeune femme n’était descendue qu’une seule fois, lors de l’état des lieux d’entrée. Elle savait que la cave correspondant à son appartement était la troisième à gauche. Elle fixait la porte en question et seul le silence l’entourait.  Rachel était attentive au moindre bruit. Et seuls quelques mètres la séparaient du mur du fond. S’il y avait eu quelqu’un ici, il était parti. La minuterie des escaliers s’arrêta dans un clic et Rachel se retrouva dans le noir. Elle sursauta, et poussa un juron. C’est alors qu’elle entendit un bruit. Elle crut à une hallucination auditive. Elle avait l’impression que quelqu’un sanglotait à quelques mètres d’elle à peine. Rachel prit une grande inspiration et ouvrit la bouche.


-          Il y a quelqu’un ? demanda-t-elle d’une voix basse, comme si elle avait peur d’être entendue.


Mais Rachel était sûre d’elle, elle avait entendu quelqu’un sangloter. Et son corps lui donnait raison. Des frissons lui parcouraient l’échine et le dos. Elle répéta sa question une seconde fois en parlant plus distinctement. Elle balaya le couloir de sa torche et fit un tour sur elle-même pour être sûre que personne ne la suivait et voulait s’amuser à lui faire peur. Elle tendit l’oreille.


Elle entendait un bruit étouffé. Quelqu’un était enfermé dans une des caves et tentait de communiquer avec elle. Elle n’arrivait pas à déterminer d’où provenaient ces sons mais elle était sûre de ce qu’elle entendait. Elle avança d’un pas, toujours éclairée par sa lampe torche. Mais que faire dans ces cas-là ? Ses jambes lui demandaient de fuir, son cœur affolé aussi mais sa tête voulait en savoir plus. Peut-être qu’il s’agissait simplement d’un chat coincé dans l’une des caves. Il fallait qu’elle en ait le cœur net. Les deux premières portes étaient à moins de deux mètres. Rachel fit un pas en avant, elle grelottait de froid et de peur. Elle frappa à un coup discret sur celle de gauche puis sur celle de droite. Elle colla son oreille sur l’une puis sur l’autre mais aucun bruit ne venait de là. Deux pas de plus, elle fit de même avec les portes suivantes. Toujours rien. Il restait encore quatre portes éclairées par la faible lumière de sa lampe. Elle était maintenant devant la cave correspondant à son appartement. Elle savait que Bertrand s’y était rendu lors de son emménagement pour y déposer des cartons et certains objets. Peut-être avait-il enfermé un chat ou pire un rat par inadvertance. Elle frappa un coup. De suite, le même bruit étouffé lui répondit. Son cœur s’arrêta de battre pendant une fraction de seconde. Elle savait maintenant d’où provenait ce son, et le cri qui l’avait réveillé plus tôt lui faisait dire qu’il ne devait pas s’agir d’un chat. Elle tendit la main vers la poignée, elle tremblait. Elle tenta d’ouvrir la porte mais celle-ci était fermée à clé. Elle colla son oreille à la paroi froide.


                -Il y a quelqu’un là-dedans ? demanda Rachel, une boule de stress coincée dans la gorge.

                - mmmhhh, mmmhhh répondit un murmure étouffé de l’autre côté.


Son cœur s’emballa, il y avait bien quelqu’un à l’intérieur et cette personne ne pouvait pas parler. Cela ne présageait rien de bon.

Repost 0
Publié par aulivia - dans concours
commenter cet article

Qui Donc?

  • : Quatrième de Couverture
  • Quatrième de Couverture
  • : Quand on me demande quelle est ma passion, généralement, je dis que je n'en ai pas... Mes étagères pleines de livres et mon ordinateur rempli d'histoires disent le contraire pourtant! J'adore lire, je dévore les livres, thriller, polar, chick-lit, roman à l'eau de rose, les BD, le journal de la ville et les règles du sudoku, rien ne m'échappe! L'écriture découle de cette passion, parce des histoires j'en lis pleins mais les écrire et les faire partager, c'est tout autant enrichissant, non?
  • Contact

Suivez-moi sur Hellocoton

Retrouvez Aulivia1 sur Hellocoton
macaron-redactrices-vert-pomme-300px
Recommande par NM-1

Si Tu Ne Sais Pas Quoi Lire...

Propriété intellectuelle

Mes articles, mes textes ainsi qe leur mise en forme sont ma propriété exclusive!

Toute reproduction, modification, adaptation, retransmission ou publication, même partielle, de ces différents éléments est strictement interdite sans l'accord express de ma part. Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L.3335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Le non-respect de cette interdiction constitue une contrefaçon pouvant engager la responsabilité civile et pénale du contrefacteur. En outre, les propriétaires des contenus copiés pourraient intenter une action en justice à votre encontre.